Récemment
Une nouvelle étude sur l’attractivité de notre ville montre tout le travail que nous avons à faire pour remonter le courant.
En effet, la chaire "Ville et immobilier" de l’Université Paris Dauphine vient de publier une étude fondée sur les chiffres des recensements de 1999 à 2006.
Le bilan est malheureusement triste et édifiant (voir document joint).
La situation sanitaire des résidences de la ville a fait l’objet d’un audit très sévère réalisé par une société indépendante reconnue, quelques mois après notre élection. Il fallait réagir vite et accroître considérablement la présence de personnel de santé auprès des personnes âgées dépendantes.
Grâce à une mobilisation exceptionnelle de notre adjointe aux personnes agées, Pascale Virard, et des services de la ville (notamment le CCAS), notre ville est la première en France à signer un Contrat Plurianniuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM) pour mobiliser des financements exceptionnels destinés à améliorer le bien-être des personnes agées en résidence, notamment dans les EPHAD, établissements pour personnes dépendantes.
Ces financements spécifiques permettront ainsi de créer 45 emplois pour améliorer la prise en charge des ainés dans notre ville !
Et 2 nouvelles résidences médicalisées que nous allons construire d’ici à 2013.
Une nouvelle dynamique, enfin, pour répondre aux nouveaux besoins des personnes âgées, qui s’illustrera également par la création d’un Pôle d’Excellence de Gérontologie sur le site de l’Hopital de Bellevue.
Au moment où l’actualité nationale met au grand jour la collusion de plus en plus évidente entre responsables politiques et intérêts privés et la manière dont certains membres du gouvernement utilisent des fonds publics à des fins privées, il n’est pas inutile de souligner combien la nouvelle municipalité s’est attaquée dès son arrivée à réduire les dépenses indues ou de prestige pour faire face aux difficultés financières majeures de la ville découlant des décisions de gestion de l’ancienne majorité. Ainsi, entre 2007 et 2009, les réductions de dépenses du cabinet du maire et des élus sont sans précédent (données issues des comptes administratifs officiels de la ville) :
* Masse salariale : - 21,4 %
* Autres dépenses du cabinet : - 34,6 %
Les efforts ont porté plus particulièrement sur les postes suivants :
* Plateaux repas : - 80,2 %
* Frais de restaurant : - 52,3 %
* Frais de mission (1) : - 52,9 %
* Frais de réception : - 36,5 %
A elles seules, les cérémonies de vœux de début d’année ont vu leur coût... divisé par 10 ! (158 803 € en janvier 2008, dernière année de l’ancienne municipalité !). Terminés également les déplacements annuels massifs à l’étranger avec plusieurs dizaines d’élus et administratifs financés par la ville, parfois avec avion privé (exemples : Bilbao en 2003 (43 personnes dont 14 élus de la ville) ou Glasgow en 2004 (45 personnes dont 16 élus de la ville) !
(1) Frais d’hôtel et de déplacements des élus.
La Chine est un autre monde, où l’on a du mal à intégrer vraiment le changement d’échelle, la seule partie Est, la plus dynamique, rassemblant autant d’habitants que toute l’Europe....
Shanghaï, où je m’étais rendu en 2000 avec une délégation d’élus régionaux et de présidents d’université, change à un rythme étourdissant, et il en est de même de Xu-Zhou, notre ville jumelle.
La croissance économique très rapide qui s’y poursuit, autour de 10 % l’an, comporte manifestement une part immobilière (un boom) qui est peut-être sous estimée vue de France. Mais elle s’appuie aussi sur une population plus qualifiée qu’on ne l’imagine, avec des universités déjà bien développées.
Les inégalités sociales et régionales énormes seront sans doute, à l’avenir, un frein important si elles ne sont pas corrigées ; mais le fait est que nos entreprises ne peuvent aujourd’hui laisser la totalité de ce marché gigantesque à leurs concurrentes allemandes ou américaines, déjà très présentes.
La mise en valeur des atouts de notre ville, dans le cadre du pavillon "Rhône-Alpes" de l’expo universelle à Shangai, le soutien exprimé auprès de plusieurs entreprises stéphanoises déjà présentes, l’intérêt pour elles de s’appuyer sur notre jumelage avec Xu-Zhou (située entre Pékin et Shanghaï, sur la ligne du futur TGV) constituent des apports importants de cette visite, gérée par ailleurs avec le souci d’en maîtriser le coût, contrairement à ce qui se faisait avant 2008.
J’ai tenu a participer à la manifestation du 27 mai en faveur de l’emploi, des salaires et du maintien du droit à la retraite à 60 ans.
La crise actuelle est en effet particulièrement dure ; raison de plus pour être encore plus exigeant en matière de justice sociale.


Revenir sur le droit de départ à la retraite à 60 ans, c’est faire travailler encore plus ceux qui, souvent ouvriers ou employés, ont commencé à 16 ans ou 17 ans et ont déjà 42 voire 43 ans de cotisations : scandaleux ! C’est aussi prolonger la précarité des quinquas que les entreprises rejettent massivement à partir de 53 ou 54 ans... et priver d’emploi les jeunes.
Etre plus juste, c’est trouver de nouvelles ressources et de nouvelles modalités de calcul tout en conservant ces acquis pour ceux qui peuvent en bénéficier.
Notre décision d’assurer désormais les mariages le samedi matin trouve sa raison principale dans la piétonnisation prochaine, début juillet, du centre-ville et la vlonté d’y réduire les embouteillages.
La fermeture à la circulation automobile de plusieurs rues, le report du franchissement de la grand-rue au nord et au sud sont incompatibles avec des flux importants générés par les visiteurs, les consommateurs et les mariages. Ceux-ci restent possibles le matin jusqu’en début d’après-midi car la fréquentation commerciale du centre-ville y est beaucoup moins importante.
Curieusement, cette raison majeure est contamment passée sous silence. Pourtant, dans toutes les villes qui promeuvent les modes doux en ville, les conséquences sont similaires et les mariages se déroulent souvent désormais dans les mairies d’arrondissement.
Ce sont de nouvelles habitudes à prendre qui s’appliquent naturellement à tous sans aucune distinction.
Notre majorité municipale a décidé d’augmenter de 50.000 € par an l’aide aux associations de jardins familiaux (3 000 adhérents sur la ville, Fédération laïque et jardins Volpette) afin de prendre en charge une partie du prix de l’eau consommée, suite à des modifications juridiques qui ont aligné le prix de l’eau sur celui des autres consommateurs.
Il s’agit également de financer l’achat de récupérateurs d’eau de pluie pour arriver progressivement à un coût zéro.
Le rapporteur général du budget, M. Carrez, vient d’annoncer la progression zéro, au mieux, des dotations de l’Etat aux villes et agglos en 2011... Autrement dit l’inflation ne sera même plus compensée, ce qui se traduira par une baisse des financements de l’Etat aux collectivités locales en euros constants.
Ce projet vise à transférer de nouvelles charges et à obliger les villes et agglos, majoritairement à gauche, à augmenter les impôts.
Ceci s’ajoute à la non compensation totale de la Taxe Professionnelle pour les agglos, dès 2010, contrairement aux engagements formels pris par le gouvernement : pour Saint-Etienne Métropole, il manque toujours 1,5 million €....
La réaction des élus de l’opposition au projet "Ursules" lors du dernier conseil municipal montre qu’ils restent marqués par la "folie des grandeurs", l’incompétence de gestion et l’absence d’écoute des citoyens.
En défendant un projet de destruction immédiate du parking :
-
ils accepteraient de dépenser 7 millions € pour dédommager les détenteurs de parkings et de magazins, alors que ce dédommagement disparait à la fin de la concession en 2014.
-
Qui plus est, ils n’ont aucune solution pour le stationnement pendant 3 ans, au détriment des commerces du centre-ville, du fait que le parking de remplacement du Palais de justice ne sera pas achevé avant 2013.
-
Enfin, ils ne tiennent pas compte de la crise économique et ils n’entendent pas la demande des Stéphanois pour une place des Ursules piétonne et conviviale, ouverte sur le jardin des Beaux-Arts.
Lors de l’inauguration de la Maison de l’emploi, L. Wauquiez et Rudy Ricciotti ont salué chacun à leur manière l’impulsion donnée par Maurice Vincent et Marie-Odile Sasso, depuis deux ans, pour mener à bien ce projet décidé antérieurement.

Il est vrai que l’ancien ministre Borloo avait lancé à la cantonnade son soutien de 2 M.€...mais ni lui ni personne n’avaient en fait réservé cette somme au ministère de l’emploi ! Et personne ne s’en était non plus soucié à Saint-Etienne... M. Vincent et L. Wauquiez en personne ont donc dû batailler ferme pour concrétiser cette promesse purement orale !
Sur le plan architectural, Maurice Vincent a tenu à mener à son terme le projet Ricciotti, valorisant pour les usagers comme pour le quartier et adapté, par sa modernité, à ce secteur qui abrite aussi le Musée de la Mine.
Marie-Odile Sasso a dû, elle, simplifier l’organisation de cet organisme initialement prévue par l’équipe précédente tellement elle était ingérable (deux associations !) et assurer la conduite politique de l’installation de l’ensemble des partenaires sous l’égide de Saint-Etienne Métropole.
Les aléas du chantier (immeuble contigü à démolir après relogement des habitants) ont renchéri le coût de 1,5 M € et occupé nos adjoints F. Pigeon et J-C Bertrand pendant plusieurs semaines...
Désormais la Maison de l’emploi fonctionne, c’est là l’essentiel ; mais le moins que l’on puisse dire est que notre équipe municipale a dû s’y investir inlassablement dès son arrivée à la mairie.