Développement économique et commercial, coeur de ville
Retail park d’Andrézieux, stop à la désinformation !
La Commission Nationale d’Aménagement Commercial (CNAC) a rejeté jeudi dernier le projet de création d’un nouveau centre commercial de 16.000 m² juste à coté de l’aéroport. Ces boutiques et surfaces de vente auraient concerné largement l’équipement de la personne et l’équipement de la maison. La Commission nationale a confirmé l’avis négatif de la commission départementale.
Le SCOT Loire Sud, qui regroupe 2 communautés d’agglomération (St-Etienne Métropole et Loire-Forez) et 2 communautés de communes (Pays de St-Galmier et Pilat) s’était prononcé contre également, seul le Pays de St - Galmier y étant favorable. Les raisons de cette opposition sont les suivantes :
- cesser d’étendre les grandes surfaces commerciales de façon désordonnée,
- cesser, ainsi, de créer des embouteillages permanents et la pollution qui les accompagne à chaque noeud autoroutier. Ne plus créer d’espaces commerciaux importants non reliés aux transports en commun,
- éviter de renforcer l’étalement urbain et privilégier la relance de tous les centres-villes (pas seulement celui de Saint-Etienne)
En deux mots : faire du développement durable dans les faits.
S’ajoutaient dans le cas présent des questions de sécurité en raison de la proximité de l’aéroport et de l’entreprise SNF classée Seveso 2.
Il est donc absurde de voir dans cette affaire une opposition à quelques communes de la plaine, que ce soit Andrézieux-Bouthéon, Veauche, Saint-Galmier (communes que je connais bien) ou d’autres.
Il s’agit d’une décision collective, partagée par 3 intercommunalités sur 4, pour des raisons de fond exposées ci-dessus.
Les critiques personnelles énoncées ici ou là sont donc hors de propos et ne sont pas au niveau de ce débat important pour la qualité de vie en Loire Sud.
La vraie question du SCOT est de savoir si, ensemble, nous souhaitons maîtriser le développement urbain et commercial ou si nous laissons faire l’Etat (qui aura nécessairement le dernier mot, surtout si aucun SCOT n’est adopté), ou le seul marché foncier, avec les risques de développement anarchique et de spéculation que l’on connaît.
Je ne doute pas pour ma part que la raison l’emportera sur ce dossier, comme sur d’autres à venir, en faveur d’une coopération territoriale intelligente en Loire Sud.