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Violences policières et violences contre les policiers

Publié le : 02 Dec 2020

Ces derniers jours, médias et réseaux sociaux ont révélé des violences filmées de policiers contre un producteur, y compris dans son studio privé et des violences de black blocks contre les policiers à la suite de la manifestation parisiennedes opposants à la loi "Sécurité globale".

Contrairement aux nombreux commentaires, on ne peut pas mettre sur le même plan ces deux types de violences, même pour les condamner conjointement, ce qui est le cas général.

Les violences des black blocks contre les policiers sont des attaques contre la république et la démocratie par des activistes favorables au chaos, à l'anarchie et à son inéluctable conclusion : un état fort, totalitaire voire fasciste. Il est indispensable de réprimer ces violences plus durement et d'exiger de tous les partis politiques leur condamnation sans équivoque.

Les violences policières contre des citoyens déjà maîtrisés  et hors des conditions précisées par les lois sont un dévoiement inadmissible de l'autorité qui est confiée à la police au nom de la république, pour assurer la protection de tous et la liberté de manifester. Elles doivent être aussi sanctionnées sans faiblesse parce qu'elles ne sont pas légitimes. Par leur formation comme par la confiance que leur accorde la société, les forces de l'ordre doivent impérativement être en mesure de maîtriser l'usage de la force.

Si ni l'une ni l'autre de ces violences ne sont tolérables, c'est donc pour des raisons bien différentes : protéger la république d'un côté, mettre fin à des dérives inidividuelles, de groupe et parfois de cadres de l'autre afin de ne pas laisser  l'institution policière se gangréner. Dans le premier cas, on sait qu'il faudra toujours lutter contre les ennemis de la république, dans le deuxième on doit pouvoir arriver rapidement à empêcher les dérives, d'autant plus qu'elles restent heureusement très minoritaires au regard du grand nombre d'interventions de la police et de la gendarmerie chaque jour en France.

Sur le plan politique, il faut reconnaitre que l'article 24 de la loi "sécurité globale" est inapplicable voire dangereux pour la liberté d'informer. Il vaudrait  mieux renforcer les textes existants qui protègent déjà les policiers (et les citoyens) d'une mise en cause personnelle sur les réseaux sociaux.
 

 



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