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Université : débats et positions avant le vote du 23 octobre

Publié le : 03 Oct 2020

Les débats ont enfin pris une dimension publique. Après celui retransmis par l'université le 28 septembre, le Collectif de l'UJM a développé ses arguments dans une diffusion organisée le 30 septembre.

On en retiendra que pour la présidence actuelle ne pas fusionner avec Lyon réduirait l'UJM à une "université locale" voire "municipale". Un jugement proche du dénigrement de ce qui a été construit depuis 50 ans, et qui était encore porté au pinacle par l'institution elle-même lors de l'anniversaire de ces 50 ans en 2019. Un jugement totalement démenti par les évaluations nationales et internationales de nombreuses équipes de recherche, les Labos et Equipements d'excellence sélectionnés, les succès éclatants obtenus depuis plusieurs années par les étudiants en droit au concours national des plaidoiries, ceux de Telecom Saint-Etienne ou de l'IUT, des start up issues de la Faculté de médecine, etc. pour ne citer que quelques exemples.

Les alternatives à la fusion peuvent être soit le maintien pur et simple des statuts actuels (c'est la voie choisie massivement par toutes les universités comparables à l'UJM, comme l'université de Savoie dans notre région), soit l'association à l'université de Lyon qui permettrait par convention de garder la personnalité morale et juridique, autrement dit toute l'autonomie actuelle de l'établissement.

Le reportage de France 3 Rhône Alpes du 1er septembre est aussi éclairant, avec un président d'université (Lyon 3) expliquant combien il était essentiel d'absorber l'UJM...en omettant de rappeler l'incapacité du projet à séduire l'INSA, Centrale lyon et l'université Lumière Lyon 2. Autrement dit, pour sauver l'IDEX de Lyon (ce qui n'est pas acquis, même en cas de fusion), Saint-Etienne doit accepter de perdre son université !

Par ailleurs, le journal Le Pays vient de publier une synthèse intéressante avec une interview de Patrice Queneau et Jean-Luc Foury insiste avec force sur TL 7 (loire Eco, minute 24')  sur le caractère historique du vote du 23 octobre.
 



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