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Université Jean Monnet : la question de la fusion remise à plus tard

Publié le : 17 Mar 2020

La lutte contre le coronavirus met plus que jamais en valeur l'importance des services de santé, des médecins du pays et de notre ville, particulièrement le CHU. Un effet collatéral du confinement général pourrait avoir des conséquences importantes sur la création à marche forcée de l'université de Lyon, donc de la dissolution de l'université Jean Monnet.

En effet, vu les circonstances, les présidents actuels de Lyon 1 et Lyon 3 ont été maintenus en fonction comme administrateurs provisoires de ces universités. Leurs anciens conseils d'administration (les nouveaux devaient être réélus en mars)  ont été prolongés juisqu'au 31 décembre au maximum. 

Logiquement ces instances provisoires n'ont évidemment pas vocation à faire des choix aussi importants que...la disparition de leurs établissements ! Avec le report du 2eme tour des municipales, s'ajoute la période "intérimaire" elle aussi du pouvoir municipal, a minima jusqu'au 21 juin.

Ainsi le calendrier accéléré - et particulièrement anti démocratique - du projet de fusion ne peut plus s'appliquer.

Il faut le dire clairement : outre le respect d'un minimum d'exigences démocratiques, cette situation devrait permettre, quand la sécurité sanitaire sera rétablie,  un débat public ouvert et pluraliste : une chance pour que les citoyens soient clairement informés des conséquences pour la ville, le département, de la perte totale des pouvoirs universitaires liée à la dissolution de l'UJM, avalisée jusqu'ici par M. Perdriau.

Pour ma part, je continuerai à informer les universitaires et les Stéphanois du danger considérable de la dissolution de notre université. D'autres solutions sont possibles. Je suis prêt à en débattre avec la présidente de l'université ou n'importe quel responsable politique impliqué.



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