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Surmonter la crise du socialisme réformiste

Publié le : 05 Nov 2018

En France comme dans tous les pays européens les élections se succèdent et traduisent l'effondrement de la social-démocratie ou plus précisément du socialisme réformiste, puisqu'en France, italie ou Espagne par exemple il n'y a jamais vraiment eu de social-démocratie.

Comment l'expliquer ?

Au-delà des différences nationales, tous les socialistes réformistes acceptent l'économie de marché, la nécessité de la compétitivité, mais visent en priorité plus de justice sociale, une protection des plus faibles, de l'environnement, des services publics étendus, gratuits et de qualité.

Ces politiques sont bien adaptées aux périodes de croissance, beaucoup moins aux crises et aux phases d'endettement aigü où l'argent est plus rare, la redistribution forcément plus difficile. Or, nous y sommes depuis 10 ans, suite à la crise financière  de 2007-2008.

Mais il y a pire : face aux difficultés nouvelles, à la précarité qui s'étend, au réchuaffement climatique, à l'affirmation d'un islam politique, la population a majoritairement peur de l'avenir et attend prioritairement des réponses à ses craintes : crainte de la mondialisation sauvage, des dégats environnementaux, des migrations, pour sa sécurité face aux attentats, pour notre mode de vie,  la laïcité etc.

Partout, les peuples demandent donc avant toute chose des protections de leurs acquis, des garanties pour l'avenir de leurs enfants et pour la société. En allant jusqu'à se barricader physiquement, comme en Europe de l'Est.

Il faut donc complètement repenser un projet social-réformiste avec tous les progressistes, c'est-à-dire tous ceux qui refusent de céder au succès actuel des promoteurs du repli national et du nationalisme (ils sont à droite et à l'extrême-droite). Mais aussi à ceux qui, à l'extrême-gauche, voient dans l'économie de marché et le commerce international les sources de tous les maux. En oubliant qu'aucun sytème d'économie centralisée ou fermée n'a jamais fonctionné.

Ce projet devra prioritairement répondre à ce besoin de protection qui traverse aujourd'hui toutes les catégories sociales de notre pays, sans conduire à la fermeture et au repli national dont on connait par expérience les conséquences économiques et politiques mortifères.
 



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