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Saint-Etienne, le bilan de la municipalité Perdriau

Publié le : 30 Sep 2019

Dans un récent article du Progrès, M. Perdriau annonce sa candidature. Rien de surprenant, évidemment, à six mois des municipales. A l'exception de l'évolution statutaire de Saint-Etienne Métropole (encore que la Chambre régionale des Comptes pointe de nombreuses insuffisances), il vaut mieux aller directement aux points de vue des élus de l'opposition pour avoir une vision plus objective.

Le recul commercial alarmant du centre-ville symbolisé par le départ de la FNAC et la fermeture complète des Galeries Dorian, de nombreux commerces, est pointé par André Friedenberg. Le soutien du maire aux grandes surfaces périphériques, particulièrement à STEEL a fait de gros dégats, comme  l'explosion des tarifs de stationnement et des PV en ville décidés en 2015 et 2017. Les choix anti-écolo (retour du trafic de transit en ville, arrêt des projets de pistes cyclables...), le recul des services publics, de la culture, l'échec de la dernière biennale Design, la fermeture de centres sociaux, etc. Tout est dit dans ces interventions de l'opposition, malheureusement morcelée par l'éclatement actuel des groupes.

Pour les Stéphanois, la situation de la ville s'est nettement dégradée dans la plupart des quartiers où l'inséucrité n'a cessé de progresser. La seule réalisation de ce mandat restera la 3eme ligne de Tram. Après l'inauguration qui nous promet un florilège d'opérations de comm, elle se révélera dans les prochains mois comme le plus grand fiasco de ce mandat (et de la décennie) tant sa conception ne correspond en rien aux besoins des usagers.

En 6 ans, Saint-Etienne a aussi perdu en accessibilité avec la dégradation perçue par tous les usagers des services TER sans réaction sérieuse de la ville et l'abandon de l'autoroute A 45, illustration du recul de l'influence de notre cité au niveau national.

Pour conclure ces 6 années, la perte du pouvoir universitaire de la ville qui s'annonce en décembre avec la disparition institutionnelle de l'université est un autre affaiblissement dont on mesurera les conséquences dans quelques années, lorsque les diplômes les plus attractifs ne seront plus délivrés qu'à Lyon.

Un ensemble d'échecs qui marquent en définitive 6 années de recul pour notre ville.

La chance de M. Perdriau, c'est qu'on n'est jamais réélu sur un bilan !



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