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Saint-Etienne : Nouvelle gestion de l'eau de l'assainissement, un débat public s'impose

Publié le : 29 Jan 2021

En 2022, le contrat de Suez pour la gestion de l'eau et de l'assainissement de la ville vient à terme. Il s'agit de la fin du contrat de privatisation pour 30 ans signé en 1992 par F. Dubanchet et complètement renégocié en 2009 et 2012 par notre municipalité avec une baisse du prix de l'eau de 30 % environ. Désormais, c'est Saint-Etienne Métropole qui a la charge de ce dossier pour toutes les communes concernées.

Le Conseil de la métropole vient d'adopter le principe du maintien au secteur privé de la distribution de l'eau et le transfert  à une régie publique des réseaux d'assianissement et stations d'épuration. On apprend dans la presse que prix de l’assainissement va augmenter de 10 % pour tous les habitants de la métropole dès le 1er avril 2021 en raison des investissements très lourds (115 millions) qui seront pris en charge par la future Régie publique. En outre, l'action de cette régie publique mérite d'être précisée puisqu'elle pourra très bien sous-traiter de nombreux travaux et mêms la gestion au secteur privé, en particulier pour les stations d'épuration, ce qui ne laisse au secteur public que la gestion administrative et la responsabilté financière globale.

Sans plus d’informations à ce stade, le lecteur peut comprendre que M. Perdriau affecte à une Régie la partie du service qui va coûter cher (les réseaux d’assainissement, dont la facture va fortement augmenter) et laisse au secteur privé celle qui est plus rentable (la distribution de l’eau). Autrement dit, qu’il a décidé de privatiser les profits et de municipaliser les pertes, encore une fois sur le dos des Stéphanois ?

Vu la complexité de ce type de dossier, les erreurs d’interprétation sont toujours possibles. C'est pourquoi, en dehors de tout a priori idéologique, il est essentiel que les principaux coûts, prix et les investissements pris en charge respectivement par la collectivité et le privé soient rendus publics.

Au même titre que le sujet de la disparition de l’Université (qui avait été acceptée en février 2019 par le conseil de Saint-Etienne Métropole, et heureusement abandonnée lorsque les tenants et aboutissants ont été rendus publics), ce dossier mérite un large débat ouvert à tous quand les conditions le permettront, car il engage nos collectivités pour des dizaines d’années. Il revient à la métropole de l'organiser.



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