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Quelles possibilités pour l'UJM dans le cadre ou en dehors de l'université de Lyon ?

Publié le : 15 Jun 2020

Au regard des nouvelles exigences du ministère pour attribuer le label IDEX à l'université de Lyon, qui vont dans le sens de davantage d'intégration (article précédent), les possibilités offertes à l'université Jean Monnet pour conserver la maîtrise de sa destinée semblent limitées. La création d'une commission extra-municipale associant élus, universitaires et responsables socio-économiques serait utile pour arrêter des propositions, après le refus de voter les statuts actuellement prévus qui actent la dissolution pure et simple de notre université.

Jusqu'à preuve du contraire les lois s'imposent à tous, et l’ordonnance de décembre 2018 sur les «Établissements publics expérimentaux»  laisse tout à fait la possibilité à l’UJM d'être un «Établissement-composante» au sein de l'université de Lyon, ce qui lui laisserait l’essentiel de son autonomie actuelle. Ou alors, comme Versailles et Evry dans l'université de Saclay, "établissement associé", moins impliquée mais avec tous ses pouvoirs actuels.

Rester totalement indépendante et labelliser des formations d'excellence, laboratoires, écoles de recherche avec d'autres universités françaises et européennes, en particulier dans ses domaines déjà internationalement reconnus, serait aussi une solution intéressante (hors cadre des IDEX actuels). Peut-être même une solution d'avant-garde, puisque la constitution de réseaux européens de recherche devrait être un objectif central pour une Europe ambitieuse.

Tout ceci est possible, et vaudrait mieux que la dissolution funeste qui se profile. C'est une question de volonté politique qui dépendra du nouveau maire et du CA de l'université.



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