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Pourquoi je suis opposé à la vente de Geoffroy-Guichard

Publié le : 15 Mar 2017

Je suis fermement opposé à la vente du stade Geoffroy-Guichard.

Aucune raison, ni pour le club, ni pour l'agglomération ne la justifierait. Si le club estime devoir prendre en charge l'entretien de la pelouse - puisque c'est le problème soulevé le plus récemment - il peut très bien le faire via une convention avec Saint-Etienne Métropole qui, en compensation, pourrait réduire à proportion le loyer.

Voir ci dessous mon communiqué de presse :

LE STADE GEOFFROY-GUICHARD DOIT RESTER LA PROPRIETE DES STEPHANOIS

On lit depuis plusieurs semaines que l'AS Saint-Etienne souhaiterait acquérir le « chaudron » et que la Communauté urbaine Saint-Etienne Métropole, via son Président, n'y serait pas opposée contre un chèque de 150 à 200 millions d'€ (cf. article sur lemonde.fr du 6 juin 2017).

Je me perds en conjectures devant l'irrationalité et l'incohérence d'une telle perspective, pour le club comme pour notre agglomération.

En effet, si j'approuve l'estimation du prix qui est avancée (les propositions de l'euro symbolique ou même de 50 millions évoqués par certains médias constitueraient une pure spoliation du contribuable), il est évident qu'à ce niveau justifié, l'intérêt de l'acquisition serait nul pour le club, bien incapable de trouver l'argent nécessaire à moins de mobiliser un mécène ou un investisseur étranger dont personne n'a entendu parler à ce jour.

Avec un loyer annuel tout à fait acceptable que nous avions consenti au moment de la rénovation (autour de 2 millions d'euros), l'AS Saint-Etienne bénéficie d'un outil de premier ordre n’obérant pas ses finances et lui permettant de les consacrer à sa gestion sportive.  Si elle devait disposer de ressources supplémentaires, elle ferait mieux de les consacrer à un recrutement plus performant pour viser le « top 3 » de la Ligue 1, de nombreux supporters en conviendront !

Quant à la Ville et la Communauté urbaine qui va devenir Métropole, elles peuvent tout à fait poursuivre le rétablissement financier que j'avais déjà fortement engagé avant 2014 sans avoir besoin de vendre le « chaudron » : il suffit en l'espèce de poursuivre une gestion rigoureuse qui n'interdit en rien le dynamisme d'investissements opportunément choisis (et en l'espèce, de ne pas réaliser l'inutile et dispendieuse 3ème ligne de tram !).

Elles préserveraient ainsi cet élément majeur de rayonnement et d'attractivité du territoire sans en abandonner la maîtrise à des investisseurs dont le seul objet serait la rentabilité financière, au détriment du foot et de la ville.



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