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Polémiques sur la neige à Saint-Etienne, un signe des temps

Publié le : 02 Feb 2019

La forte chute de neige sur la ville, samedi et dimanche dernier, suscite comme d'habitude beaucoup de commentaires et polémiques dans les medias. A une époque où la mobilité et l'usage de la voiture sont considérés comme indispensables en tous temps et tous lieux, c'est compréhensible. Attention cependant à ne pas sombrer dans la pure démagogie populiste que nous avions subie pour notre part en novembre 2013.

Ces chutes de neige importantes mal prévues par la météo se produisent régulièrement dans notre ville, depuis 6 ans en l'occurence (celle de 2015 n'avait rien à voir en intensité). Ses conséquences pour les usagers dépendent de 4 facteurs qui se combinent ou non selon les épisodes : la lourdeur de la neige, le moment précis de sa chute massive, le froid durable, la réactivité et l'équipement des services municipaux.

Le week-end dernier,une neige pas trop lourde n'a pas sectionné d'arbres ni de fils électriques, elle n'a pas trop gêné le trafic automobile réduit le week-end, les services municipaux ont été mobilisés dès que la météo a reconnu son erreur, donc avec retard, puis ils ont fait leur travail...Il reste beaucoup de neige car le froid est là, des perturbations demeurent pour certains bus : déplacer Saint-Etienne de 600 à 200 mètres d'altitude n'étant pas une option, il reste aux services à continuer de déneiger l'espace public et à saler les itinéraires, et aux riverains à déneiger leurs trottoirs. Un bilan réel de l'efficacité pourra être fait a posteriori.

En novembre 2013, la chute en milieu de nuit et en semaine d'une neige très lourde, également non anticipée par la météo avait eu plus de conséquences dommageables, mais tout aussi inévitables : rupture de l'alimentation du tram, engins de déneigement gênés voire bloqués dès 6 heures du matin par le trafic intense etc.

Beaucoup de Stéphanois pensent qu'il faudrait davantage de moyens techniques et de personnels les jours où ces chutes de neige se produisent. Concrètement cela voudrait dire acheter des dizaines d'engins supplémentaires, former des  personnels, pour 2 journées tous les 6 ans...et à condition que les embouteillages ne les obligent pas à rester au garage ! Qui peut sérieusement soutenir une telle orientation ?

Une moderniastion profonde des équipements, des locaux et de l'organisation avait été engagée par mon adjoint André Dancert dès 2010. Elle s'est à mon avis globalement poursuivie, et les employés municipaux ont fait leur job le week-end dernier.

L'insatisfaction vécue par certains citoyens correspond parfois à une réalité (notamment pour les rues très pentues) mais c'est aussi un signe des temps : des temps où la mobilité parfaite est considérée comme un droit, où l'information à jet continue tend à remplacer la réflexion  etc. Demander une bonne qualité de service est normal mais mesurer objectivement l'ampleur du chantier est nécessaire.

 



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