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Plus de justice sociale, condition de réussite du quinquennat

Publié le : 13 May 2018

Dans une tribune du Journal du Dimanche, la députée LREM Brigitte Bourguignon demande un rééquilibrage social de la politique du gouvernement. A la suite des idées développées sur ce blog depuis plusieurs semaines, je ne peux que fortement l'approuver.

En effet, après une année de présidence, une large majorité de français apprécie la capacité évidente d'Emmanuel Macron d'incarner la fonction présidentielle, dans le pays et encore davantage au niveau international. Ils reconnaissent également sa volonté ferme d'appliquer ses engagements de campagne, beaucoup plus que ses prédécesseurs en remontant même jusqu'en 1995...Ils lui attribuent aussi une part des résultats économiques, bien que ceux-ci ne puissent être dissociés des décisions du précédent gouvernement.

Aujourd'hui - et ce n'est pas la suppression de l'exit-tax qui améliorera les choses, même si cette taxe faite pour être contournée ne rapportait pas grand chose - la seule chose qui limite la popularité du Président est à liée à des mesures fiscale (baisse de l'ISF) et sociales (APL, emplois aidés) perçues comme manifestement injustes et dont la cohérence n'est pas comprise. S'ajoute la question de la CSG, mais pour une autre raison : personne, notamment les medias, ne reconnait la hausse du pouvoir d'achat des salaires pourtant réelle qui est conjointe, via la baisse des cotisations sociales.

Au fond, bien au-delà de la gauche traditionnelle, les français sont aujourd'hui demandeurs d'une plus grande justice sociale. Nos concitoyens modérés, proches des "centristes", mais aussi pour partie de droite n'acceptent plus les écarts énormes entre les rémunérations de certains décideurs, PDG, détenteurs de gros patrimoines et la masse des salariés et actifs. L'évolution du niveau de vie moyen depuis 30 ans, les nombreuses avancées sociales des gouvernements de gauche jusqu'en 2002 et sous François Hollande (lutte contre la pauvreté par exemple) sont considérées comme des acquis légitimes par les 2/3 des français. Et les mêmes s'inquiètent de la montée de la précarité pour leurs enfants.

C'est pourquoi Emmanuel Macron ne pourra pas réussir s'il n'intègre pas cette réalité de la société française contemporaine, s'il ne réoriente pas ses politiques vers plus d'équité dans les années à venir. Et d'autant plus s'il confirme son orientation stratégique dite "de droite et de gauche" !



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