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La nation et la mondialisation

Publié le : 29 Apr 2020

La pandémie du Covid-19 renforce le retour de la nation dans les discours et enjeux politiques. Les délocalisations de la production de médicaments essentiels ou d'équipements de protection comme les masques apparaissent aux yeux de tous comme des décisions financières de court terme, sans considération des besoins nationaux en cas d'urgence, ni de l'indépendance indispensable de notre pays dans des secteurs économiques stratégiques.

Un consensus sur les "limites à imposer" à la mondialisation s'exprime à juste titre. Il met à mal les tenants d'un libéralisme économique pur et dur, généralisé. A l'avenir, toute la question sera de savoir où "placer le curseur" pour répondre à l'intense besoin de protection des français sans fermer le pays sur lui-même ou pire glisser vers un nationalisme destructeur.

Il ne fait aucun doute que l'économie de marché a grand besoin de régulation économique, financière, sociale et environnementale. Ce n'est pas un scoop, les multiples crises qu'elle a générées en attestent.

Mais si demain la "démondialisation" devenait générale, si le retour des frontières nationales s'imposait partout, faisait éclater l'Europe et s'effondrer l'euro, ce sont autant d'instruments de coopération et de régulation internationales qui disparaitraient. Et jamais les nationalismes n'ont apporté la prospérité et la paix.

 

 

 



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