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L'équilibre perdu de l'urbanisme de la ville

Publié le : 26 Nov 2019

Début 2014, j'avais demandé une réorientation des financements de l'EPASE au bénéfice des quartiers anciens, en plus d'une participation de 15 millions à la recomposition urbaine que nous portions alors pour les Ursules.

Je souhaitais aussi une redifinition du projet commercial de Monthieu-Pont de l'Ane après le  choix de Casino de développer sa propre galerie marchande et le maintien impératif des 400 emplois de la CAF dans l'immeuble de la Sécu à Beaubrun au détriment du développement exclusif de Chateaucreux. Le risque évident de saturation du quartier de la gare devait aussi être évité.

Depuis, le projet des Ursules a été abandonné par la municipalité et la réorientation volontariste des financements de l'EPASE vers les quartiers anciens oubliée, en dehors de l'aménagement de Saint Roch déjà acté. Les financements de l'ANRU pour la rénovation urbaine sont moins élevés, sans compensation par la ville. De son coté l'EPASE ne cherche plus qu'à valoriser  financièrement ses opérations, sans tenir compte des déséquilibres que cela entraîne pour Saint-Etienne : hyper concentration des projets à Chateaucreux (immeuble de la Sécu totalement vidé à Beaubrun, nouveau projet d'une grande tour d'habitation face à la gare, urbanisation prioritaire de la rue de la Montat). Le développement de l'important pôle commercial STEEL, avec le fort soutien public du maire, participe de la même logique.

L'EPASE bénéficie de financements publics élevés (50 % apportés par l'Etat, 50 % par les collectivités) et devrait donc être un outil au service de la rénovation de la ville, son équilbre économique et commercial.

Entre les injonctions politiques municipales marquées du sceau de l'ultralibéralisme et le poids de Bercy sur les comptes de l'établissement, force est de constater que ce n'est plus le cas. Le centre-ville s'appauvrit, les déséquilibres se creusent avec le soutien de la municipalité.



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