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L'échec de l'autoroute A 45 et la dégradation ferroviaire Lyon-Saint-Etienne

Publié le : 18 Feb 2020

L'intérêt de l'autoroute A 45 entre notre ville et Lyon était contesté par certains, notamment les écologistes, mais fortement reconnu par les entreprises et plus généralement pour son apport indéniable à l'accessibilité de la Loire. La perspective proche de la généralisation des voitures et camions électriques / hydrogène, la possibilité future de réaliser un pôle multimodal avec accès au métro lyonnais à partir des hôpitaux de Lyon Sud auraient réduit considérablement son impact environnemental. Globalement, cette infrastructure aurait donc été positive pour notre territoire.

Jusqu'en avril 2014 et même ensuite jusqu'en 2017, sa construction était une priorité pour l'Etat, avec une mise en service prévue avant 2025. Après le basculement politique de la région fin 2015, tous les financements étaient acquis. Il aurait suffit d'aller vite, de ne pas créer de conflit ni de retard avec la Région, de continuer à suivre étroitement le dossier, d'exiger de l'Etat une signature effective. Hélas, tout ceci n'a pas été fait avant l'élection présidentielle de 2017, alors que chacun sait que le soutien du Président de la République est absolument primordial dans ce type de dossier. J'avais obtenu ceux de N. Sarkozy et F. Hollande. M. Perdriau a échoué à avoir celui de E. Macron.

On connait la suite : un déclassement décidé dans un nouveau rapport officiel début 2018, et la conséquence logique, l'arrêt du projet. La sortie médiatique irresponsable du maire (le "diner de cons" à l'Elysée) a enfoncé à l'évidence le dernier clou sur le cercueil de l'A 45.

Depuis lors, l'Etat a confirmé son financement de 400 millions (ce qui n'est pas rien) obtenu lors des discussions antérieures et fait de nouvelles propositions pour compléter les liaisons routières entre Lyon et Saint-Etienne. Outre des améliorations à la voirie existante, la création d'une 2 X 2 voies entre l' A450 (Brignais) et La Madeleine - autrement dit sur la route des "montagens russes" - et un deuxième pont sur Givors ont été évoquées.

Mais M. Perdriau et les élus locaux de la ville, du département  de la Loire et de la Région ont refusé de participer aux discussions, adoptant la politique toujours inefficace de la "chaise vide". Une attitude politicienne totalement improductive, sans intérêt pour l'amélioration de l'accessibilité du territoire.

En matière ferroviaire où la Région dispose des principaux pouvoirs sur les TER, tous les usagers ont pu constater la dégradation de la desserte de notre ville depuis 2015. Sans intervention suivi d'effets, jusqu'ici, d'un maire isolé à force d'être en conflit avec tous les pouvoirs locaux et nationaux.

L'économie stéphanoise et ses habitants paient chaque jour les conséquences de ces errements.



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