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L'avenir de l'université Jean Monnet, principal enjeu des municipales stéphanoises

Publié le : 18 Jun 2020

Compte tenu du calendrier électoral (2ème tour des municipales le 28 juin) et universitaire (vote du Conseil d'Administration de l'université Jean Monnet sur la fusion dans l'université de Lyon prévu le 20 septembre), il est évident que l'avenir  de cette institution devient le sujet et l'enjeu majeurs de l'élection municipale stéphanoise.

Rompre avec 60 années de construction d'une véritable université dans notre ville et perdre les pouvoirs chèrement acquis auraient des conséquences définitives (car il n'y aura aucun retour en arrière possible) sur l'offre d'enseignement supérieur, de la recherche et sur le CHU comme l'ancien doyen de la faculté de médecine Patrice Queneau l'a opportunément rappelé dans un entretien récent au Progrès. En Droit, la disparition de la faculté serait dramatique en termes d'image et de relations avec les professionnels du monde judiciaire. Mais la disparition de toute autonomie de décision affecterait évidemment l'ensemble des disciplines et les IUT.

Les deux candidats à la fonction de maire doivent s'engager clairement car leur position aura un poids décisif. Une raison de plus pour appuyer la liste de gauche, dont les chefs de file ont toujours plaidé en faveur de la pérennité de l'UJM. Le maire sortant, lui, a validé le projet de dissolution à travers le vote de ses représentants au CA de l'université lors de 2 séances en 2019, en plus d'un appui voté par Saint-Etienne Métropole en février. Il a ensuite modifié ses propos en novembre 2019 en demandant le report de la décision mais sans s'engager clairement sur le maintien d'une véritable université comme cela ressort à nouveau de ses récentes déclarations au Progrès.



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