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L'avenir de l'université Jean Monnet

Publié le : 14 Nov 2020

Dans Le Progrès du 14 novembre, le Collectif de l'UJM demande la tenue de nouvelles élections et la constitution d'une  équipe présidentielle. En cohérence avec les votes massifs du Conseil Académique puis du Conseil d'Administration, il est fortement soutenu par les universitaires. Comme tous ceux qui tiennent au développement de notre université et de notre territoire, je pense que cette mise en cohérence de la gouvernance avec ses choix stratégiques est indispensable et urgente.

Une fois constituée et élue, la nouvelle équipe devra relever plusieurs défis en peu de temps : maintenir le dialogue et les coopérations existantes avec les établissements lyonnais via la COMUE (Communauté d'universités) qui fonctionne toujours, conforter la reconnaissance nationale et internationale de l'UJM, réfléchir aux évolutions institutionnelles offertes par l'Etat (labellisation de nouveaux pôles d'excellence, voire d'un "I-SIte" à l'instar de Pau, Lille ou Clermont-Ferrand, remise à plat d'un projet plus équilibré partagé avec Lyon etc.).

Je suis convaincu pour ma part qu'une fois passée la période difficile de gestion de la pandémie, la politique universitaire de l'Etat devra évoluer. La taille des "mastodontes" imposés à AIx-Marseille, Paris ou ailleurs par la fusion de plusieurs universités est porteuse de risques de lourdeurs administratives, difficultés de gestion des étudiants, comme des filières de formation : l'Allemagne qui avait inspiré ce système le remet déjà en cause et nulle part dans le monde l'excellence universitaire n'est assimilée à la grande taille des établissements...La politique nationale future devra nécessairement faire preuve de plus de souplesse, ne pas se concentrer exclusivement sur les capitales régionales, mieux prendre en considération les universités ancrées dans leur territoire comme Jean Monnet.

En conservant tous ses pouvoirs et son autonomie de décision, l'UJM a préservé sa liberté de créer, proposer, inventer, bref de poursuivre sa progression dans un monde en perpétuelle évolution. C'est l'essentiel. A un moment où un autre, l'Etat devra reconnaître sa place dans notre région et lui renforcer son soutien pour peu que la nouvelle équipe sache profiter au mieux des opportunités et construire les coopérations nécessaires, ce dont je ne doute pas. Il faut rapidement lui donner les moyens d'agir.

 



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