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L'Italie, l'euro et la France

Publié le : 01 Jun 2018

Les italiens ont choisi de confier le pouvoir à des organisations politiques nouvelles et porteuses d'orientations xénophobes et eurosceptiques.

Ce choix démocratique - s'il se révèle viable malgré les divergences importantes entre les alliés désormais au pouvoir - est porteur de lourdes menaces sur la zone Euro, l'Italie représentant 16 % du PIB européen et étant un pays fondateur de l'Union. Les décisions économiques annoncées ne peuvent en effet, quelle que soit leur légitimité, que creuser les déficits et alourdir une dette déjà très élevée (130 % du PIB). Une nouvelle crise de la zone Euro est donc possible, avec notamment une remontée  des taux d'intérêt préjudiciable à tous.

A ce stade, la France semble relativement épargnée et bénéficie même au contraire d'un intérêt accru : sa dette inquiète moins, ses taux n'augmentent pas, essentiellement parce que les déficits ont été réduits depuis 2012 et l'endettement stabilisé (en gros) autour de 97 % du PIB.

Ceci démontre que les politiques de "sérieux budgétaire" de F. Hollande et E. Macron sont indispensables au pays. D'autant plus qu'elles n'ont pas réduit les bienfaits de notre modèle social, au contraire, ni conduit à une baisse du pouvoir d'achat des ménages., qui a progressé ces dernières années.

Certes, quelques décisions ont pu être contestables ou mal comprises, d'autres auraient pu être ajoutées, mais le résultat est là et l'essentiel a bien été protégé sans sombrer dans les coupes massives promises par MM. Fillon et, aujourd'hui, Wauquiez.



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