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Idex Lyon-Saint-Etienne : avec une telle mobilisation pour l'UJM, la balle est désormais dans le camp de l'Etat

Publié le : 20 Jul 2020

En moins d'un mois, la prise de conscience des conséquences de la disparition de l'université Jean Monnet comme établissement de plein exercice s'est généralisée à toutes les facultés, composantes, au personnel, à l'ensemble du monde économique et politique, aux milieux professionels juridiques et médicaux.
Pour avoir "tiré le signal d'alarme" depuis plusieurs mois, au moment où la plupart des élus approuvaient encore la dissolution de l'UJM, je ne peux que m'en féliciter. 

Près de 2000 personnes ont signé deux pétitions en ce sens et presque 350 universitaires, parmi lesquels un grand nombre de responsables de facultés, laboratoires, instituts, et vice-présidents ont expliqué en détail pourquoi les projets de statuts ne pouvaient être acceptés. 
Plusieurs anciens présidents et des figures hisoriques de l'établissement se sont engagés dans le même sens.
Une nouvelle lettre ouverte vient d'être envoyée à la présidente de l'université par le Collectif UJM.

Sur le plan politique, le récent voeu du conseil départemental de Haute-Loire ramènera sans doute le président du conseil régional L. Wauquiez à plus de lucidité sur ce dossier (cf. article dédié sur ce site).

Conserver la personnalité morale et jurique est en effet vital pour que les universitaires et partenaires socio-économiques puissent continuer à porter des projets de formations et de recherche d'excellence, parmi lesquels certains sont mis ne œuvre de longue date avec des universités ou écoles lyonnaises ne souhaitant pas participer à l'IDEX.

Une situation complètement nouvelle est donc créée. Je n'ai aucun doute sur la qualité du projet alternatif qui pourra être proposé par le collectif UJM, lequel a toujours affirmé son ambition d'excellence et d'ouverture aux autres établissements, à condition bien sûr de pouvoir conserver le dynamisme propre de l'UJM et son autonomie, garantie indispensable pour continuer à impulser le développement économique territorial.

La balle est désormais dans le camp de l'Etat, qui ne peut ignorer les nouvelles propositions issues de la réflexion et de la mobilisation actuelles, exceptionnelles par leur ampleur et leur unité. Surtout au moment où l'esprit d'écoute et de concertation comme la valorisation des territoires constituent le nouveau mantra gouvernemental.

 

 

 



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