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Fusion des universités Lyon - Saint-Etienne, une défiance massive

Publié le : 16 Oct 2020

Alors que les élus locaux reçus le 15 octobre au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche n'ont obtenu aucune réponse de la ministre sur la question centrale du maintien de la personnalité juridique de l'Université Jean Monnet, deux consultations essentielles se sont tenues à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon (l'un des quatre établissements impliqués dans la fusion) et l'université Jean Monnet.

A l'ENS, plus de 1500 étudiants, enseignants et personnels (un nombre nettement plus élevé que pour les élections habituelles)  se sont exprimés à 92,3 % contre le projet d'université unique.

A l'université Jean Monnet, le conseil académique statutaire composé lui aussi d'enseignants, personnels, d'étudiants et de personnalités extérieures a refusé le projet à 82 % (60 contre, 11 pour, 2 abstentions).

Ces votes illustrent le rejet franc et massif par les forces vives des établissements d'un projet qui non seulement ferait disparaitre l'université Jean Monnet mais imposerait aussi un nouvel établissement hyper complexe, usine à gaz chronophage et inefficace, éloignant toutes le décisions des formations et des laboratoires de recherche, lieux effectifs de l'activité universitaire.

Face à une telle défiance, le succès de la fusion programmée est impossible et ne pourait conduire, au quotidien, qu'à la régression et au chaos. Les présidents d'université comme le ministère qui s'y accrochent encore gagneraient en crédibilité à le reconnaitre.

L'enjeu spécifiquement stéphanois - la suppression de l'université et le retour à la situation de 1960 en termes de pouvoirs universitaires, les menaces sur le CHU à moyen terme - est aujourd'hui de mieux en mieux percu par toutes les personnes objectives et attachées à notre territoire.

Tout ceci invite plus que jamais le CA de l'UJM à rejeter sans ambiguité ces statuts mortifères le 23 octobre.



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