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Face à la crise économique, des décisions sociales positives mais sans contribution des plus fortunés

Publié le : 11 Jun 2020

Bien qu'une deuxième vague de Covid 19 ne puisse être exclue, la crise économique est devenue le principal péril à affronter, avec une remontée inévitable du chômage et de la précarité.

Les mesures annoncées par l’Etat sont jusqu’ici satisfaisantes, en particulier pour leur ambitieux volet de protection sociale via le chômage partiel, avec un coût effectif (hors prêts et avances évalués à 300 Mds qui devront être remboursés par les bénéficiaires) de 58 milliards pour l'Etat et de 130 milliards environ sur 3 ans pour la "Sécu".

Le financement de ces nouvelles dépenses pose des questions de justice sociale et de soutenabilité financière en cas de recours à une dette supplémentaire. Concernant la nouvelle dette de la Sécu, le gouvernement a décidé de mobiliser 9 ans de plus la CRDS, après 2023. Tous les revenus contribueront donc, en apportant en plus 2,3 milliards destinés à l'amélioration de la couverture de la dépendance, désormais retenue comme un "5eme risque" social pris en cahrge collectivement.

Un progrès difficilement contestable qui ne donne pas lieu, malgré tout, à la mobilisation de l'épargne des plus fortunés, ce qui est vraiment regrettable. Dans les cironstances actuelles, le refus obstiné d'Emmanuel Macron de  toute forme d'imposition sur la fortune n'est pas compris, à juste titre, par les 3/4 des français.

Il reste la question du financement sur 20 ou 30 ans de la dette supplémentaire, qui devrait bénéficier au moins pour partie du plan européen d'endettement mutualisé si ce dernier est validé in fine par les 4 "états frugaux" toujours réticents. Mais le recours à la "planche à billets" par la BCE fera nécessairement débat, et pose effectivement des questions lourdes pour la stabilité financière qui divisent les économistes (cf. autre article sur ce blog).
 



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