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Eau et assainissement (suite), les contre-vérités récurrentes de M. Perdriau

Publié le : 28 Jan 2021

Dans Le Progrès du 2 février 2021, M. Perdriau aligne diverses contrevérités sur la gestion de l’eau et de l’assainissement sous ma responsabilité de 2008 à 2014.

Il affirme que j’aurais « prolongé le contrat de Délégation de Service Public pour 5 ans alors que j’avais fait campagne pour un retour en régie publique de l’eau ». Ceci est complètement faux, le terme du contrat étant l'année 2022 depuis la privatisation par M Dubanchet pour 30 ans en1992. Quant à mes engagements, il suffit de relire les pages consacrées aux DSP dans mon programme de 2008 envoyé à tous les Stéphanois pour constater que je m’étais engagé à une baisse du prix de l’eau et à une évaluation contradictoire de la DSP (voir document ci-dessous), en aucun cas à un retour automatique en Régie.

La baisse du prix de l'eau a été obtenue en 2009 et 2012 à un niveau historique (- 30 % pour 120 m3), faisant économiser plus de 20 millions d'euros aux stéphanois sur la période 2009-2014, sans compter la prise en charge de nouveaux investissements acceptés par la Stéphanoise des Eaux. La remunicipalisation a bien été étudiée, conformément à mes engagements, mais l'indemnité due par contrat en cas de rupture anticipée s'élevait à 59 millions d’euros en raison des conditions acceptées par la ville en 1992 (estimation de l’Etat, via la Direction des Finances Publiques). Le coût de la remunicipalisation eût donc été prohibitif, et c'est dans l'intérêt des Stéphanois que je n'ai pas retenu cette option, en obtenant en plus une possibilité de sortie anticipée en 2017, que la majorité de M. Perdriau n’a pas utilisée.

Aujourd’hui, cette indemnité n’a plus à être payée puisque le contrat arrive à son terme en 2022. Les conditions pour une remunicipalisation de la distribution de l'eau n’ont donc rien à voir avec celles de 2009. Elles sont beaucoup plus favorables.



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