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DĂ©finir le progressisme

Publié le : 04 Nov 2018

En consacrant une semaine complète aux commémorations du centenaire de 1918  dans le nord et l'est de la France, le Président de la République a l'occasion de rencontrer de nombreux français, de les écouter et d'expliquer ses décisions. Sans doute aussi de retrouver une forme d'empathie à leur égard, absolument indispensable à l'exercice du pouvoir.

Mais sur le fond, la nature du "progressisme" du quinquennat et de celui du projet de En Marche reste à préciser. Ce sera certainement l'objet de réflexions à venir.

Dès maintenant poser quelques préalables me semble nécessaire.

Si le "progressisme" s'oppose par définition à "l'immobilisme", son contenu ne peut se résumer à une simple adaptation de l'économie française à la mondialisation, ce qui est principalement ressenti jusqu'ici. Des évolutions sont nécessaires, bien sûr, pour que l'économie française reste compétitive, mais de nouvelles protections le sont aussi pour éviter que s'imposent la course au "moins-disant social", au "moins-disant environnemental", au "moins-disant fiscal" etc.

La première difficulté du progressisme est de devoir se construire aujourd'hui en intégrant une forte dimension internationale, mais nous devons en revendiquer l'ambition, en portant l'exigence de nouvelles régulations au niveau européen et mondial.

La seconde est de promouvoir le niveau de protection sociale et de services publics dont nous bénéficions en France là où de nombreux pays sont moins exigeants. Il faudra alors montrer que notre système est plus protecteur sans être plus coûteux. Cela demande un volontarisme politique certain, mais avec un argument fort puisque - ça tombe bien - notre système satisfait effectivement à cette double exigence.

 

 



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