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Débat sur l'université : mes précisions sur diverses erreurs et approximations

Publié le : 25 Jun 2020

Lors du débat municipal de 2ème tour organisé par le Progrès et France Bleu entre P. Courbon et G. Perdriau, celui-ci m’a attribué plusieurs décisions ou prises de position sur la fusion des universités de Lyon et Saint-Etienne et sur la demande d’IDEX (Initiative D’EXcellence) qui lui est liée.

Je me dois de corriger plusieurs erreurs et contrevérités manifestes contenues dans ses propos.

1/ Je serais selon lui le President de l’université qui a validé le nom du Pole de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) « Université de Lyon » en 2007. Or, mon mandat de Président s’est terminé...en 2002 ! Robert Fouquet, président qui m'a succédé jusqu'au 1/1/ 2007 a répondu précisément sur ce point dans un message repris dans Le Progrès.

2/ M. Perdriau a affirmé que j'avais toujours soutenu la demande d’IDEX pour les universités de Lyon et Saint-Etienne : cette fois, c’est exact...mais uniquement jusqu’à ce que l’Etat exige en contrepartie la disparition pure et simple de l’université Jean Monnet, ce qui a été exprimé publiquement dans le projet présenté au début de 2019.

3/ M. Perdriau n’aurait jamais « changé d’avis », selon lui, et toujours refusé la disparition de l’UJM... De nombreux faits prouvent le contraire : il a fait voté une vœu favorable à la fusion-absorption le 8 février 2019 au conseil de SEM. Son représentant au CA de l’université a voté par 2 fois, en juillet et octobre 2019, le Document d’Orientation Stratégique détaillant la dissolution de l’université et des facultés stéphanoises dans l’université de Lyon.

4/ Le 5 octobre 2019, j’ai adressé (et rendu publique) la lettre ci jointe à MM. Perdriau, Ziegler et à Mme Cottier les alertant sur la disparition imminente de l’UJM et ses conséquences catastrophiques pour la ville. La réponse reçue de M. Perdriau ne contenait aucune orientation précise de sa part.

5/ Fin Novembre 2019, Le Progrès a publié un dossier alertant sur les risques de disparition pure et simple de l’UJM. Peu de temps après, M. Perdriau a exprimé pour la première fois ses réticences sur les nouveaux statuts envisagés et demandé le report du CA de l’UJM prévu en décembre.

6/ Cette prise de position aurait conduit selon lui au report effectif du CA de l’UJM de décembre 2019. En réalité, ce sont de nouvelles exigences de l’Etat dans la rédaction des statuts ( pour aller vers encore davantage d’intégration, au détriment de l’UJM et de l’ENS Lyon) qui ont imposé ce report du CA. En février 2020, des statuts modifiés, pires que les précédents en matière de dissolution de l’UJM, ont été notifiés aux établissements. C'est cette dernière version qui sera soumise au CA de l’université en septembre 2020 et appelle un rejet clair et net faute de quoi l'UJM aura difinitivement disparu... alors même que la décision d'attribuer un IDEX à la nouvelle université de Lyon sera loin d'être prise, puisque son calendrier vient d'être reporté à l'automne 2022 !



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