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Bilan de mandat sénatorial : la fin du trou de la Sécu

Publié le : 02 Mar 2017

Il faut se réjouir de constater l’amélioration de nos comptes sociaux, qui éloigne le spectre d’un effondrement de notre modèle social et d’un transfert vers le secteur privé, aux effets potentiellement catastrophiques, de la protection sociale des français.

Ainsi, en 2015, le déficit du régime général de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse a été réduit de 2.4 milliards d’euros par rapport à 2014. En 2016, le déficit du régime général de la sécurité sociale a été réduit de 1.7 milliards d'euros. Cette année, la branche vieillesse du régime général est excédentaire pour la première fois depuis 2002. Alors que le « trou de la sécu » était de 17.4 milliards d’euros en 2011, nos comptes sociaux devraient être à l’équilibre en 2017.

Mais il convient de rester vigilants sur le niveau de notre dette sociale, en baisse continue depuis 13 ans, mais dont le niveau reste particulièrement élevé et dont le financement dépend des marchés financiers.

Il faut aussi constater, et j’en suis heureux, que les réformes menées pour parvenir à ces résultats se sont fait dans le respect des français les plus fragiles (suppression des franchises pour 1.4 millions d’assurés sous le seuil de pauvreté, limitation des dépassements d’honoraires, généralisation du tiers payant, élargissement de l’accès à la CMU et à la prime d’activité) et avec une ambition pour l'accès aux nouveaux traitements innovants (hépatite C par exemple).

Ce comblement du « trou de la sécu » a constitué un réel effort pour la société française dans son ensemble mais il faut le dire, la gauche de gouvernement a fait ce qui était nécessaire pour sauver notre système de solidarité et de santé.  

Par ailleurs, le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) prévoit pour 2017 de nouvelles mesures importantes, notamment le droit à la retraite progressive pour les salariés ayant eu plusieurs employeurs, la création de l’agence de recouvrement des pensions alimentaires, une baisse des cotisations sociales pour les travailleurs indépendants aux revenus modestes, et un renforcement de la continuité de la protection maladie notamment pour les travailleurs saisonniers.

Enfin, face au constat dressé par la cour des comptes sur le renoncement aux soins dentaires pour des raisons financières, le Gouvernement engage un plan pluriannuel pour l’accessibilité aux soins dentaires. 



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