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Aéroport : sortir de la confusion

Publié le : 08 Feb 2016

Le débat sur l'aéroport ressurgit dans une complète confusion. On ne comprend plus ce que veut le Conseil Départemental (le déclassement en aérodrome ?) ni le maire de Saint-Etienne qui tiennent sans cesse des propos contradictoires. Alors même que toutes les autorisations pour les "low-cost" ont été supprimées (ce qui était souhaitable) après avoir été augmentées ces dernières années...

En 2012, nous avions décidé (Saint-Etienne Métropole et le Conseil Général) de prendre en mains la gestion de l'aéroport d'Andrézieux-Bouthéon à la place de la Chambre de Commerce, celle-ci conservant seulement une participation au nouveau syndicat mixte avec les autres colectivités de Loire Sud.

Notre volonté était de mieux maîtriser les coûts de l'infrastructure mais de garantir sa pérennité, gage d'attractivité pour l'économie de notre territoire, avec une forte baisse de la contribution publique. Après que cette stratégie ait été remise en cause de 2015 à 2017, voici enfin actée la fin des "low-cost"...mais, "en même temps" nos décideurs ont rejeté une proposition de concessionnaire privé qui comptait pourtant l'option d'arret des vols "low-cost" pour "refiler" à nouveau la gestion à la CCIT...sans proposition stratégique claire !

Et celle-ci relancerait de nouvelles études à des coûts très élevés ! Dans ce dossier, on tourne en rond pour des motivations qui semblent totalement incompréhensibles.

En réalité, outre les investissements de mise aux normes nécessaires, les études que nous avions missionnées étaient claires et elles sont toujours d'actualité, nul besoin d'en faire réaliser de nouvelles. Puisque le choix de supprimer la totalité des vols " low-cost" a été fait,  il faut développer au maximum l'aviation d'affaires, les charters de tourisme (qui ne sont pas des "low-cost") et valoriser cette infrastructure pour l'accueil de nouvelles entreprises tout en favorisant celui des multinationales déjà présentes sur notre territoire et qui en ont besoin. Il y a aussi la question des grands évènements (type Euro 2016) et des évacuations sanitaires d'urgences, du transport d'organes qui rendent cetet infrstructure très utile.

En revanche, l'option "fret" qui ressort à nouveau (toujours la CCIT...) butera sur le volume potentiel (faible) et encore davantage sur l'opposition des populations riveraines aux vols de nuit...

Au regard de ces multiples revirements et atermoiements,  y-a-t-il un pilote dans l'avion de notre aéroport depuis 3 ans ? On peut craindre que non.

 



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