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Abandon de l' A 45, le fiasco politique de la Loire

Publié le : 01 Nov 2018

Le projet  de l'autoroute A 45 a toujours été rendu difficile par les réticences des "grands élus" lyonnais, G. Collomb mais surtout M. Mercier et M. Guilloteau qui ont constamment exprimé au parlement et face à tous les gouvernements l'opposition farouche du Conseil Départemental du Rhône.

Ainsi, ce dossier n'a pu progresser de 2008 à 2014 qu'en raison d'une unité totale des élus ligériens coordonnée par B. Bonne et moi-même, appuyés de façon discrète mais influente par J. Barrot. C'est ainsi que nous avons obtenu le soutien du président Sarkozy d'abord, de François Hollande ensuite, conditions indispensables pour avancer. Il faut reconnaitre aussi à L. Wauquiez la décision d'apporter les 140 millions de la Région, même si une année a été perdue en polémiques locales inutiles,  le Président de Région allant un moment jusqu'à affirmer qu'il ne faudrait pas compter sur lui pour s'impliquer dans ce dossier !

L'année 2017 aura malheureusement été celle de l'effondrement de l'unité politique politique de notre territoire sur ce dossier. D'une part, le maire de Saint-Etienne n'a cessé de se mettre à dos l'Etat  en autant de déclarations provocatrices, du "diner de cons" à l'Elysée à "Macron m'a tué" devant la Préfecture ! Par ailleurs, les élections législatives et sénatoriales ont brusquement conduit plusieurs parlementaires favorables (R. Juanico, C. Cukierman et B. Fournier) à changer d'avis en en devenant des opposants déclarés. Evolution évidemment catastrophique pour le rapport de forces national.  Autrement dit, les voix des écologistes et des petites communes valent bien une autoroute !

Avant la présentation de la loi, la ministre des Transports E. Borne a logiqument reçu les élus locaux. J'imagine avec consternation l'image de notre département dans la salle de réunion du boulevard Saint-Germain que je connais bien : d'un coté les élus du Rhône, puissants et unis contre l'A 45. De l'autre une cacophonie indescriptible de la Loire qui ne pouvait conduire à rien d'autre qu'à l'abandon du projet, 10 ans après la DUP  et sans doute pour 30 ans encore.

 



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