Le grand débat doit permettre des choix clairs

Les demandes des "gilets jaunes" sont multiformes :   davantage de pouvoir d'achat et de justice sociale, le refus de taxes sur l'automobile jugées confiscatoires, le rejet des élites et des partis politiques, une demande de reconnaissance et de participation citoyenne.

Le grand débat lancé récemment pour mieux comprendre les attentes des français sur ces questions doit être utile, et ses principales conclusions inspirer les décisions concrètes à prendre dans la deuxxième partie du quinquennat.

Il devra aussi permettre de dépasser certaines  contradictions.

Ceux qui exigent moins d'impôts pourront préciser quels services publics ils veulent réduire, voire supprimer : police ? défense nationale ? Justice (déjà sous-dotée...) ? Education nationale, avec moins d'écoles ou des classes plus chargées ? Universités : voudront-ils faire payer les étudiants comme dans les pays anglo-saxons ? Santé ? réduire les remboursements ? Demain, généralisation des EHPAD privés ? Etc. Pour ma part je ne soutiendrai pas cette orientation qui conduirait à moins de solidarité et à une explosion des dépenses des ménages pour des services qui seraient alors privatisés.

Ceux qui souhaitent plus de solidarité et de justice fiscale insisteront sans doute sur le rétablissement de l'ISF ou toute autre mesure permettant aux plus aisés de contribuer davantage. Ils exigeront aussi une accélération de la lutte contre la fraude fiscale, notamment des multinationales. Il s'agit alors de trouver des recettes nouvelles, et non pas de réduire les services publics. C'est indispensable en effet, vu la dette déjà accumulée. Si ce surplus de recettes était affecté à la transition écologique, nous répondrions ainsi à l'origine même de la révolte des "gilets jaunes" sans délaisser un objectif de long terme qui s'impose à tous. C'est personnellement ce que je souhaite.

J'ai développé ces idées dans les quatres thèmes proposés au débat, repris ci-dessous dans quatre articles de ce blog.

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