Indemnisation du chômage : E. Macron et La Rem s'ancrent à droite

L'équilibre financier dégradé de l'assurance-chômage (dette de 30 milliards) justifie sans doute une réforme et des économies. Mais les choix opérés sont injustes, clairement marqués à droite. Ils flattent le populisme ambiant et illustrent à mon sens une nouvelle rupture des engagements de la campagne présidentielle de 2017.

En effet, au lieu de pénaliser les entreprises qui abusent des contrats courts, le gouvernement fait porter la charge sur les cadres et surtout les salariés intermittents (hors culture et spectacle, préservés) . Il va donc faire basculer un nombre significatif de salariés précaires (plus de 800.000 personnes vont être touchées plus ou moins fortement) dans la pauvreté. Les progrès annoncés au bénéfice des démissionnaires seront en outre réduits au minimum :  Voir l'article du Monde.

Avec ces mesures, la politique économique et sociale d'Emmanuel Macron et de LaRem se déséquilibre encore davantage.  Défavorable aux salariés en difficulté, elle est aussi illisible puisque dans le même temps les minima sociaux financés par l'Etat augmentent un peu.

La colère de Laurent Berger et de la CFDT est plus que légitime.

 

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