Lutte contre la pauvreté et justice sociale

La rentrée politique est marquée par l’annonce du Plan de lutte contre la pauvreté et les choix budgétaires de 2019, dans un contexte où la croissance économique a ralenti. Avec 8 milliards, la lutte contre la pauvreté bénéficie de moyens significatifs et bienvenus, qui permettent notamment d’élargir des dispositifs efficaces comme la « Garantie Jeunes », d’augmenter certains minima sociaux, la prime d’activité et de doper les dispositifs d’insertion : une très bonne chose. Concernant le budget 2019, la maîtrise du déficit rend nécessaire la recherche d’économies ou de nouvelles recettes. La réduction du nombre d’emplois aidés et l’incitation des salariés à faire des heures supplémentaires ne vont pas dans le sens d’une augmentation des emplois disponibles, donc d’une réduction du chômage : regrettable et contre productif à mon avis. Quant à la desindexation des pensions de retraites par rapport à l’inflation, le minimum serait d’en exonérer les retraités les plus modestes, même s’ils bénéficieront parallèlement comme tous les ménages de la baisse de la taxe d’habitation.

Les français comprennent que des efforts sont nécessaires, mais pas qu’ils soient injustement partagés.

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