La justice sociale, condition de la réussite politique

Bien au-delà des explications de la récente baisse de populatité dans des sondages, l'amélioration de la justice sociale  (pas seulement du pouvoir d'achat) se révèle de plus en plus clairement comme une condition de réussite d'Emmanuel Macron.

C'est en effet une exigence qui traverse aujourd'hui toute la société, bien au-delà des seules catégories les plus modestes. A l'heure où des efforts sont demandés à tous, les français attendent à la fois des preuves et un discours beaucoup plus fort du gouvernement et du Président. Il est significatif, à cet égard, que L. Wauquiez s'engage désormais dans un social-populisme affirmé et rejette explicitement par exemple toute mise en cause de la Sécurité Sociale (au moins dans le discours) en rupture avec le programme de F. Fillon.

Plusieurs décisions prises depuis le début du quinquennat vont certes dans ce sens ( taxe d'habitation, prime d'activité, baisse de cotisations salarailes), mais l'orientaion libérale qui a dominé ces premiers mois et certaines mesures fiscales contestables les ont totalement occultées.

Sans rééquilibrage social, sans le témoignage d'une attention nouvelle aux catégories populaires, s'ouvrira un espace considérable pour la droite reconfigurée autour de "Les Républicains". Car il ne fait aucun doute que la seule alternative à E. Macron sera bien celle-ci dans les mois et années à venir. Et qu'elle sait déjà trouver les mots pour séduire un électorat déboussolé, souvent fragilisé par la mondialisation et prêt à écouter tous les démagogues qui lui témoigneront, en paroles, de  l'intérêt.

 

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